Un mois à San Francisco : compte rendu

Cela fait aujourd’hui un mois jour pour jour que je suis à San Francisco. Un mois où je travaille dans une superbe boite avec de très chouettes collègues, sur un projet qui n’en est qu’à ses débuts et dans lequel je crois à fond. Demonstratie.

Installation

Il est clair que mes premières semaines ici étaient un peu une aventure. J’ai logé au Startup Bootcamp, un chouette projet qui se veut d’être un pied à terre et lieu de rencontre pour n’importe qui dans le milieu des startups. J’y ai rencontré quelques chouettes personnes, mais j’ai surtout successivement souffert de ronfleurs dans ma chambre. Enfin, passons, je n’ai pas envie de raler, le lieu était très chouette, situé à Alamo Square (juste ça!) et plein de chouettes autres endroit, c’est juste pas de bol pour les ronfleurs.

A peine arrivé, j’ai assez rapidement trouvé un chouette appartement dans lequel j’ai emménagé quelques semaines après, situé dans le quartier de Noe Valley, un des plus ensoleillés de la ville, avec une jolie vue depuis ma chambre et un toit sur lequel aller se poser en fin de journée lorsqu’il fait trop chaud dans l’appartement. Je n’ai pas eu à meubler l’appartement, car Emilie et Quentin, les deux précédents locataires, belges aussi, devaient quitter le pays et recherchaient désespérément quelqu’un pouvant reprendre l’appartement et racheter leurs meubles. Du win-win, donc. L’appartement est à quelques minutes d’une station de BART (ce truc qui fait métro et RER dans la baie), je ne pouvais rêver mieux.

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J’ai beau vous en jeter plein la gueule dans ce paragraphe en vomissant des arcs-en-ciel sur lequel des licornes font une petite fête, mais sachez qu’un loyer ici n’est pas du tout donné. Pour le prix que je paie ici, j’aurais un joli appartement à Uccle.

Climat

SF a beau être en pleine Californie, c’est loin d’être le climat dont tout le monde rêve. Oui, il y a du soleil quasi tous les jours, et des fois il fait couvert pendant quelques jours. Généralement ici, il fait assez frais et je porte toujours sur moi un petit gillet, car une fois qu’il est 16h, la température chute. Aller “en terrasse au soir” ici est un concept quasi inexistant, sauf lorsqu’une vague de chaleur touche la Californie et que SF en profite un tout petit peu.

Et puis, il y a ce truc de fou, ces microclimats. Chaque quartier en a un. Par exemple, lorsqu’à Mission il fait plein soleil et dégagé, il peut faire d’un pourri du côté de l’océan, où les gens ne voient pas si souvent que ca le soleil. Et pourant, il n’y a que quelques kilomètres qui séparent ces deux endroits!

Services

Niveau banque, j’ai eu quelques merdes, quelques mauvaises surprises. Reposant sur ma carte de crédit belge en attendant de pouvoir être payé, j’ai assez vite rencontré une limite de retrait quotidienne, qui m’a un peu empêchée de payer mon premier loyer à temps. Et puis, une semaine plus tard, Atos, qui s’occupe des transactions de cartes de crédit, a décidé de bloquer ma carte de crédit Belge pour fraude, comme ca, alors qu’il n’y avait pas de fraude du tout. Heureusement, niveau timing, c’était le moment où je recevais ma carte de banque locale de Bank of the West, et mon premier salaire. J’ai eu chaud!

Niveau internet, j’ai un package “de base”, avec 50Mbps. J’aurais même pu opter pour la fibre optique de AT&T qui arrive en facade, mais j’ai préféré, par confort, prendre une connexion chez Comcast, car tout était déjà prévu pour. Mais à nouveau, je ne chie pas que des paillettes, la connexion a tendance à couper des fois, est plus chère qu’en Belgique et Comcast sont probablement les plus incompétents à qui j’ai eu affaire en longtemps. Franchement, Belgacom, Telenet, Voo, à coté, j’ai l’impression que c’est la Rolls.

Niveau mobile, je suis chez T-Mobile. J’hésite à dire que c’est le bonheur. Car là aussi, on est dans le plus cher qu’en Belgique, avec une qualité nettement meilleure, mais loin d’être idéale (surtout quand on sort de la ville). J’ai l’impression de vraiment profiter de la batterie de mon téléphone qui ne s’amuse pas à faire du ping pong EDGE/3G, contrairement à Bruxelles. Par contre, la couverture dans les tunnels du Muni est inexistante et dans le BART c’est assez aléatoire.

Et puis il y a des services comme Netflix et Google Voice. Je pense que je vais fermer ma gueule au risque de me faire tuer par toi, toi, et toi là derrière!

Produits

Comment dire? On trouve quasi tout ici. C’est un petit peu la ville des foodies. Les produits dans les supermarchés sont assez variés et y’en a pour tous (supermarchés spécialisés dans le bio, durable, éthique, guimauve, tout ça). Ce qui me manque vraiment sont les fromages (et encore, il y a des trucs locaux très bons!) et la diversité de vins naturels qu’on trouve par exemple chez Titulus à Bruxelles. Niveau bières, les bières locales ne sont pas mauvaises (Lagunitas, Anchor Steam,…). Et en ce qui concerne les bières belges, il existe des liquor stores spécialisés, où l’on retrouve beaucoup de bières belges, certes à prix plus élevés, car on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, le sourire de la crémière et son code wifi.

La bouffe

Les gens qui disent qu’on mange mal aux US ne sont probablement jamais venus ici. On mange très bien ici. Rien à rajouter. Hop hop hop. Nothing to say, meneer. Move along.

La vie en soirée et les week-ends

Je ne vais pas trop détailler. Il y a une vie nocture très active ici, des bars pour tous les goûts. Sauf qu’à nouveau, ce ne sont pas des petits chatons qui courent au ralenti sur fond musical de Coldplay : la vie nocturne ici s’arrête à 2h du matin. Point. Fini. Au revoir et à demain!

Les week-ends ici, c’est un peu vacances. Il y a tellement à faire. Tant dans la ville qu’en dehors. Ainsi, je me suis déjà retrouvé dans la zone naturelle à Land’s End, en pleine ville, ou au bord de piscine de Francis Ford Coppola, à sa Winery à Geyserville, dans la vallée de Sonoma.

Ma vie sociale

Oui, elle, en a pris un solide coup. Mais bon. Ca s’arrangera.

~ FIN ~

Et voilà. C’est un peu tout ce que j’ai à raconter. Je ferai un récapitulatif dans deux mois, quand j’en serai à 3 mois, où j’aurai peut-être mon permis afin d’aller faire des photos de bulles surexposées au petit matin avec un fond de brouillard et de Golden Gate Bridge flou en arrière plan. J’aurai ce permis. Si, si. True story, bro!

7 thoughts on “Un mois à San Francisco : compte rendu

  1. J’hésitais entre “C’est nul, on ne t’aime pas, la météo c’est bien fait pour toi, etc.” et un truc qui disait ” ‘tain c’est trop bien, profites-en bien, amuse-toi bien, etc.”

    Mais je vais me contenter d’être jaloux ^^

  2. Je découvre a l’instant ton blog! Très chouette compte rendu! Ça donne envie !!! :-)

  3. L’herbe est toujours plus verte ailleurs… Chouette projet et belle expérience, accrochés-toi.

  4. Hoy,
    contente de passer par ici et d’y voir de la vie !
    C’est super pour toi d’avoir pu partir au bout du monde (ou presque).
    J’espère que cette aventure te satisfera !!

    Je jalouse un peu intérieurement, mais c’est top :)

  5. Pingback: Je pars à San Francisco. Vous me suivez? | Cedric GODART

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