

Est-ce que vous connaissez Koen Vanderslagmulders? Ce nom ne vous dira peut-être rien, mais derrière ces lettres se cache ce qu’on pourrait appeler une nouvelle sorte d’activiste du web. Koen est le fils de Gerda Vanopwijck et Jan Vanderslagmulders, une famille catholique de souche. Tout jeune, sa famille fut expropriée de leur fermette à Overijse, afin de tracer la E411 reliant Bruxelles à la Wallonie. “On a du céder notre propriété tout ça afin qu’on puisse faire passer des milliers de wallons dessus. Schandalig! La seule consolation est peut-être que ce sont des wallons qui travaillent”.
La famille s’installa ensuite à Dilbeek, où Koen eut une enfance particulièrement douloureuse: “les seuls enfants avec qui jouer dans ma rue ne parlaient pas le néerlandais, je ne les comprenais pas, et je ne supporte pas cette langue, ici, c’est chez nous!”. Les parents de Koen ont à tout prix évité de le mettre dans une école locale ou dans “la tache d’huile francophone” Bruxelles: “il y a trop de francophones, ça baisse le niveau, toute la classe prend du retard et Koen, c’est un slimme kerel, il n’a pas besoin de ça”. C’est ainsi donc qu’il fut envoyé à l’école à Ninove. “Je connais la Chaussée de Ninove par coeur”, s’exclame-t-il, “je l’ai parcourue des centaines de fois avec le bus De Lijn”.
Le manque de contact avec d’autres personnes de son âge le poussait à rester chez lui, et à s’enfermer dans sa chambre. C’est ainsi qu’il découvrit une passion pour l’informatique, qui allait devenir son métier quelques années plus tard. Aujourd’hui, Koen est principalement actif sur le web, où il tient à l’oeil le respect de la langue néerlandaise en périphérie bruxelloise. “On me dit que je suis le TAK 2.0!”, dit-il en rigolant. Interview.
MU: Bonjour Koen. Ça consiste en quoi, tenir à l’oeil le respect de la langue néerlandaise sur le web?
KV: Il y a différents aspects. Il y a quelques années, je lançais des attaques DDoS (NDLR: saturation de serveur) sur des serveurs hébergés en Flandre avec du contenu francophone. Mais j’étais encore mineur et mes parents ont reçus une lettre d’un avocat, ça ne leur a pas trop plu et j’ai donc arrêté ce genre de chose.
MU: Ca équivaut un peu au TAK qui va retirer le contenu francophone sur, par exemple, les plaques de rue, non?
KV: Tout à fait.
MU: Vous parlez de différents aspect. Quels sont les autres?
KV: Jusqu’à peu, beaucoup de francophones écrivaient des lettres à Yahoo, car sur leur cartes dans, entre autre Flickr, ils placent Bruxelles au Brabant-Flamand. Je fais pareil, mais en leur félicitant. Malheureusement ils ont corrigé “l’erreur” entre temps, mais heureusement ils ont oublié de mettre le français sur leurs cartes de Bruxelles!
MU: Que pensez-vous du web participatif?
KV: C’est génial. Je modifie souvent des pages Wikipedia afin qu’elles aillent dans le sens des flamands en périphérie. J’ai déjà quelques fois effacé les articles sur les communes à facilités, par exemple.
MU: Que pensez-vous de services comme Foursquare et Gowalla?
KV: C’est ma plus grande source de frustrations. N’importe qui peut créer des lieux partout, n’importe comment. C’est une catastrophe.
MU: Vous avez quelques exemples?
KV: Oui. Récemment, un francophone a décidé d’annexer une partie de Woluwé-Saint-Etienne à Bruxelles en nommant le Quick non pas “Quick Sint-Stevens-Woluwe” mais “Quick Evere”. Et quoi encore? La Taalgrens a été fixée, godverdomme. C’est pas assez clair le panneau “Welkom in Vlaanderen” sur la Leuvensesteenweg?
MU: Quels sont vos autres frustrations avec ce genre de services?
KV: Justement, les gens créent des endroits n’importe comment. Ils ne respectent pas la langue de l’endroit.
MU: Mais c’est difficile à contrôler, vous ne pensez pas?
KV: C’est ce que vous pensez. Heureusement je suis informaticien et futé pour ce genre de choses. J’ai des scripts qui checkent les nouveaux lieux et font un contrôle linguistique dessus. S’il y a le moindre bout de français dedans, je modifie à la main.
MU: Vous avez des exemples?
KV: Oui, récemment, a Ruisbroek: “Tonton Tapis”. J’ai vite renommé ça en “Nonkel Tapijt”. C’est pas parce qu’il y a un bus de la STIB qui passe à 500 mètres qu’il faut jouer aux impérialistes linguistiques, verdomme.
MU: Oui mais vous ne trouvez pas que vous frôlez le ridicule, des fois?
KV: Ce sont eux les ridicules. Que ces franse ratten s’intègrent.
MU: Vous passez en moyenne combien de temps à vos convictions?
KV: Facilement 4 heures par jour.
MU: Êtes-vous seul?
KV: Je n’ai pas encore rencontré de semblables en Flandre, mais je suis certains qu’ils existent. Par contre je suis en contact avec des Basques et des Québécois qui font pareil. Mais les moyens utilisés sont différents.
MU: Merci pour cette interview.
KV: De rien, ce fut un plaisir de vous rencontrer. Le serveur de votre site se trouve où, en fait?
MU: A Roubaix.
KV: Oui mais ça c’est en Flandre, hein! (fous rires)
Ami lecteur. Le personnage est le fruit de mon imagination. Mais je m’imagine bien que ça doit exister. Ami lecteur flamand, ceci est du second degré.
Ecrire et maintenir du code, c’est souvent travailler avec du spaghetti avec un peu de fromage au parmesan qui sent le vomi. Ligne après ligne, ce code défile à l’écran. Du code déjà tellement abusé qu’on a simplement envie de tout balancer à la poubelle et recommencer de zéro.
Sauf qu’à un moment, j’entr'aperçois du code un peu différent: des generics, du polymorphisme, du code qui hérite. Du code qui fond lentement comme un bout de chocolat noir que je me force à garder sur la langue pour en profiter un maximum. Du code que l’on comprend sans lire la documentation. De la vraie poésie.
C’est quoi cette bombe?
Curieux, j’aimerais savoir qui en est l’auteur. Qui est cette personne a détester éternellement? Voyons voir.
- * Clic droit, CVS, “View version history” *
- Hé mais, c’est...
- Attend, c’est bien le bon fichier?
- Ah bein oui hein dis...
- Potverdekke, mais c’est moi !
Je colle mon nez plus près de l’écran. Je n’arrive pas à y croire. Je vérifie manuellement en mode console. C’est vraiment moi. En 2008. Les commentaires sur le fichier, aussi. Et pour compléter le tableau, tous les fichiers Java dans le même package, aussi de moi!
Je me bidonne. Je prend ma tasse de café en main. Je vais vers le local où se trouve la cafetière avec un petit sourire, tout rouge. Je me rend. Bein oui, je ne code pas toujours N’IMPORTE QUOI.
(Ami lecteur, ceci est une parodie, je suis vraiment nul en code et même en écriture de parodies, nie ce billet que j’effacerai sûrement dans une heure)
Depuis hier, il est possible d'enregistrer des noms de domaines en .eu avec accents. Dès que j'ai su cette nouvelle, j'ai programmé une alarme afin d'enregistrer directement un URL court. Mon choix: aï.eu.
Avoir le domaine c'est très bien, mais je ne m'étais jamais posé la question sur comment ce serait géré du coté DNS. Et en fait c'est assez stupide, car un nom de domaine avec accents est transformé au format IDN particulier, ce qui résulte en aï.eu qui est transformé en xn--a-nga.eu, qui est parfaitement compatible avec BIND et autres.
Là où ca troue un peu le cul, c'est que les logiciels qui reconnaissent les URL ont été faits avec à une philosophie où l'URL était encore du 7 bits, et que l'URL n'est souvent pas reconnu. Une question de temps, certes.
Certains navigateurs modifient l'adresse dans la barre d'adresse, d'autres pas. Exemples avec Firefox (1) et Chrome (2).

GMail par contre n'a pas trop eu envie d'envoyer un mail vers aï.eu. Tant mieux pour le spam. Ou pas.
Et puis sur le mobile. Ni mon téléphone Android, ni le N97 n'a voulu le prendre. Quid de l'aïPhone? (hihi huhu haha facile)
Sinon, les accents dans un nom de domaine, c'est un peu difficile à s'y faire, surtout après tant d'années en 7 bits. Il faudra un peu de temps avant que tout soit normalisé et fonctionne partout.
Maintenant, faudra trouver un truc à faire avec aï.eu. Peut-être un URL shortener comme il y en a 10000 : “aï.eu, les liens qui font mal”.
Adeptes des jeux vidéo que vous êtes, je n'ai pas à vous présenter le plombier le plus célèbre de la planète qui débarque à nouveau sur une console Nintendo avec cette fois la version Wii de New Super Mario Bros.
Le principe est le même: Princesse Peach s'est (à nouveau) fait kidnapper par le vilain Bowser et Mario doit aller la sauver en traversant différents stages et mondes, tout en affrontant régulièrement le monstre et sa bande de coupaing 2.0 pas très jolis. C'est clair: c'est pareil à avant, on ne change pas un concept qui fait vendre, on reprend les mêmes et on recommence. Presque les mêmes ennemis: les tortues rouges, les tortues vertes, les trucs bruns,... Mêmes types de stages: déserts, nuages, glace, feu,... Mais, me direz vous, il est où l'élément neuf alors?
Et bien, dans New Super Mario Bros Wii il y a quelques nouveaux trucs.
Perso, j'ai eu autant de plaisir à jouer à ce Mario qu'aux précédents. Pour moi, il figure dans mon top 5 sur Wii. Si vous avez une DS, je vous conseille également cette version là . Maintenant que j'y pense, je dois encore terminer Super Mario Galaxy, avant que Super Mario Galaxy 2 ne sorte.
Un grand merci à Adhese et NOYZ !
Depuis quelques jours maintenant, il est possible d'activer plusieurs options sur son compte Latitude, comme des notifications ou retracer son historique de positionnement. Très bien tout ça.
Mais depuis maintenant quelques semaines, mon GSM me localise de temps en temps mal. Il m'envoie en Afrique du Sud, en Inde, en Argentine. A en croire cet image, j'ai presque fais le tour du monde en moins de 24h !
Comment la localisation wifi/GSM fonctionne-t-elle chez vous ? Est-ce un bug chez Google ? Ou est-ce ma ROM custom qui déconne ? Quel GSM utilisez-vous ? Si vous êtes sur Android, quelle ROM ? Votre avis m'intéresse, car j'utilise souvent ce mode de localisation, notamment pour être rapidement localisé dans les apps Android que je développe.
L’application VilloHelper! a été mise à jour. Rien de bien spectaculaire, mais des choses quand même utiles comparés à la première version que j’avais mise en ligne:
Voila voila. Mettez à jour et amusez vous!
PS: Je suis à la recherche d'un logo un peu plus sexy
VilloHelper! est une application made in eMich Labs disponible depuis peu sur l'Android Market. Rien de bien extraordinaire, vous me direz, car c’est un Google Maps pour Villo! avec une couche d’info, comme je l’avais déjà fait auparavant.
Sauf qu’ici c’est légèrement différent. Je n’affiche pas systématiquement un vélo vert ou rouge mais un ‘Overlay’ custom avec une info sur la disponibilité de vélos, de places, et de moyen de paiement par carte de crédit, le tout en fonction de votre localisation. L’application affiche les 10 stations Villo! les plus proches et ce directement depuis les dernières données en date récupérées de Villo! sur mon serveur, plutôt qu'un KML mis en cache par Google Maps et donc pas trop fiable. Je n’avais jamais fait de custom overlay dans une appli Android mais je l’exploiterai encore certainement à l’avenir. Je détaillerai le code ici très bientôt.
Il est clair que l’appli pourrait être encore meilleure. Je compte bien l'améliorer. Par exemple pour une position manuelle ou inclure d’autres villes comme Paris ou Luxembourg où le système est également en place mais aussi prévoir un zoom automatique quand une station est assez loin du point d’où l’on se trouve. L’appli est non officielle, je ne suis pas lié à JCDecaux et j’ai fait ca purement pour le fun en un soir et après-midi.
Le QR-code pour le téléchargement:
URL Market:
Ayant fait quelques tests avec la ROM Hero je n’étais parfois pas trop satisfait de la stabilité. J’ai donc été voir sur le forum xda-developer s’il y avait une ROM un peu plus récente, et c’est le cas, avec la ROM MyHero.
Cette ROM en est à sa version 1.1.2 et contient une application assez intéressante: “Market Enabler”. Il faut savoir que l’Android Market se base sur un code de l’opérateur de votre carte SIM afin de savoir dans quel pays vous vous trouvez, c’est ainsi qu’ils rendent disponibles certaines applications et les options gratuites/payantes. Malheureusement pour nous, pauvres belges, l’Android Market payant n’est pas encore actif, mais heureusement avec “Market Enabler” il y a moyen de « mentir » sur le code opérateur lorsque vous êtes en wifi afin que l’Android Market pense que vous avez une SIM d’un pays où le Android Market payant est activé pour pouvoir télécharger des applications payantes.
Ce n’est clairement pas le truc le plus propre, mais ca marche. Sinon, il reste à être patient et espérer que l’Android Market payant sera bientôt officiellement disponible chez nous en 2018.
Ah oui, pour utiliser “Market Enabler”, vous devez d’abord rooter votre téléphone afin de bien lâcher la bête. Il vous faut aussi un compte Google Checkout associé à votre compte Google.
Quelques liens :
PS: pour revenir à ses réglages "belges", il suffit de redémarrer le téléphone ou le passer en mode avion et revenir en mode normal.
Petite excursion hier à Liège et entre autre sa nouvelle gare-cathédrale. Une gare qui as certes couté son prix mais qui donne à cette ville un beau monument qui m’a assez bien impressionné. J’espère que ca ne s’arrêtera pas ici et que Liège deviendra un jour cette grande ville qu’elle mérite d’être. Faut-il encore répéter à nos responsables politiques qu’on a ici une ville à potentiel énorme qui est on ne peut mieux située au niveau géographique? Bien reliée par le rail, les autoroutes, l’eau ainsi que la proximité des Pays-Bas et de l’Allemagne, mais rien qui y bouge de manière remarquable.
Vous pouvez voir l’ensemble de mes photos et panoramiques sur mon set Flickr.
Tout comme Tibius, je cherchais à mettre à jour mon HTC Magic, car ce n’était pas Proximus qui allait me la donner. J’avais essayé de mettre une ROM custom mais ca n’avais jamais marché. La raison: les HTC Magic vendus en Belgique sont des téléphones avec un board Sapphire 32A (généralement des téléphones brandés HTC) alors que beaucoup de roms étaient faites pour 32B (téléphones brandés Google). Bref, j’avais temporairement laissé tomber.
Hier, j’ai à nouveau tenté avec un peu plus de succès, pour finalement mettre la ROM de l’HTC Hero sur mon HTC Magic afin de profiter de l’interface Sense qui est bluffante par son intuitivité et son intégration de différents réseaux sociaux.
Je ne vais pas vous décrire la procédure en détail, car d’autres l’ont déjà très bien fait ailleurs, je vous renvoie juste vers les prochains sites:
Passage en “root”
Tout d’abord, vous devez “rooter” votre téléphone, ainsi, vous obtenez les privilèges de root et pouvez en fait faire tout ce que vous voulez avec votre téléphone. La procédure est décrite ici et fonctionne très bien pour les téléphone HTC Magic de Proximus.
Installation ROM Hero
Une fois la procédure de root terminée, vous devez installer la ROM customisée. J’ai installé la ROM MyHero modifiée pour Sapphire. Pour installer la ROM, suivez la procédure décrite ici, mais plutot que d’utiliser l’image de GyD (qui en passant est très bien aussi si vous vous contentez de l’interface du Magic), utilisez la ROM MyHero 1.1.2. Remplacez le point 16 de la procédure par: Choisissez “choose zip” et selectionnez le fichier zip de la ROM MyHero.
L’interface Sense est très fluide sur le HTC Magic. J’ai des fois même l’impression qu’elle est plus rapide que la ROM de base. L’intégration de Facebook, Flickr, Twitter et Plurk(?!) est vraiment nickel. Espérons ne plus trop devoir attendre la version 1.6 de Android. La ROM MyHero a d'ailleurs un programme, "Market Enabler" qui permet d'activer l'Android Market payant en Belgique !
Enjoy !