

…ou Knokke-Downunder.
Nous venons d'arriver. La route fut longue depuis Newcastle: 11h de bus!
Nous sommes reste quelques jours dans l'auberge Samurai de Anna Bay a Port Stephens, une centaine de kilometres au nord de Sydney. Bien que les bungalows de l'auberge se trouvait en pleine zone koala, je n'en ai pas spotte un seul. Dommage.
Pour aller ensuite vers Byron Bay, fallait prendre le bus depuis Newcastle. Une longue route, comme dis ci-dessus, mais qui nous evite au moins de passer la journee sur la route et d'epargner une nuit. Pas vu de koalas, mais au moins 3 meutes de kangourous le long de la route, qui tranquillement, petits et grands, mangait de l'herbe au bord de l'autoroute comme si de rien etait. Ces betes n'ont pas trop peur non plus de la "civilisation", ils s'incrustent bien dans les villes, un peu comme nos renards. Ils ne font pas plus d'un metre d'hauteur.
Bon, je m'en vais de ce pas explorer ce Knokke-le-Matuvu-Je-Suis-Surfer-Et-Me-La-Pete-A-Mort, va falloir mettre de la creme solaire pour ne pas bruler, ca va monter au moins jusque 30 degres et le pire c'est qu'on est pas encore dans les zones tropicales.
Heure locale: 10h43
Franchement. Trop la poisse. Au moins cette auberge n’aura pas reussi a ruiner notre sejour a Sydney. Je vous raconte pour la petite histoire.
Arrive de l’aeroport, on les telephones. Ils ne savent pas venir. On prends le train, on arrive sur place, personne et porte fermee. On jete avec de tout sur les vitres afin qu’on nous ouvre et au bout de 20 minutes quelqu’un a enfin l’air de comprendre que 2 mortels aimerais bien rentrer. On fini par avoir notre cle après avoir attendu que la connasse reviens du bar avec ses anglosaxons, cles qu’elle nous file d’une facon “je m’en foutiste” afin que l’on la laisse tranquille car celle-ci semble bien s’amuser en se bourrant la gueule avec ces anglais qui sont over-bruyant. Puis viens ce neo-zelandais qui pose des questions mais qui n’aime pas qu’on en pose: “et pourquoi tu veux savoir d’ou je viens?”, “pourquoi?”, “pourquoi” et “pourquoi”.
Si seulement ca se limitait a ca. On a pu decouvrir plus tard que l’on etait a bien plus que 3 dans la chambre si l’on prenait les cafards en compte. Le kiwi avait l’air de s’en foutre. Aussi les douches, pas nettoyes depuis au moins une semaine, avec des megots et traces de pieds sur le sol.
Vient ensuite le check-out: “avant 9h”, sinon la fessee. C’est bien tout ca, mais personne a la reception. On telephone au numero en cas d’absence a la reception pour avoir personne en ligne. Quelqu’un nous conseille de toquer a la chambre 1, on fait, insiste et une connasse ouvre “try room 7” et nous claque la porte au nez. Quelques minutes plus tard elle viens recuperer nos cles et nous rends notre garantie sur cette cle, nous disant qu’elle est backup et que la personne qui s’en occupe d’habitude a visiblement pas l’air d’etre la. Surement bourre egalement, gueule de bois et pas reussi a se lever.
La je vous ecrit depuis Katoompa, cette auberge est un 5 etoiles compare a celle de Sydney!
Heure locale: 19h27
3 vols longue distance l’un après l’autre, des trous d’air au dessus de l’Inde, une connasse qui me bloque les jambes avec son siege pendant 8 heures, une auberge insalubre avec cafards dans le quartier louche de Sydney et pas du tout comme annonce sur le site avec dans notre chambre un neozelandais desagreable. Ce sont a peu pres tous les points negatifs. Sinon, tout se passe comme sur des roulettes. Demain direction Blue Mountains National Park.
PS: l’eau tourne effectivement dans l’autre sens…
Heure locale: 21h27
Rien de plus normal que de voir comment les gens qui disaient « Joe, Joe, Joe » il y a 24 heures disent maintenant « 2-0, 2-0, 2-0 ». Il leur a tellement marqué la mémoire que maintenant on oublie et on passe à autre chose. Faut dire que c’était quand même vachement bien d’avoir un sujet de conversation intéressant parlant d’insécurité et de « ces arabes » quand on avait rien d’autre à raconter aux amis et aux collègues.
L’hypocrisie de certaines personnes ne me manquera en tout cas pas du tout pendant ces 5 semaines, voire l’hypocrisie de ce pays tout court.
Je ne suis visiblement pas un as de l’Australitude. Je n’ai fait qu’un maigre 5/10 sur le test concernant les stéréotypes « Aussie ». Et vous ? Hein ? Hein ? Vous faites aussi partie de ces gens qui pensent que les australiens se déplacent en kangourou?
Ce soir, j’ai été chercher ma nouvelle carte d’identité électronique à la maison communale de Schaerbeek. Z’avez vu ? J’ai enfin réussi à réunir le mot ‘électronique’ et ‘Schaerbeek’ dans la même phrase avec un lien vers le web, asteblieft!
N’empêche, après ces multiples allers-retours entre la maison communale et mon chez-moi, ce serait bien dommage de ne pas partager avec vous le ‘comment faire’ de cette aventure. Je vous parle d’expérience, donc toi, fier citoyen de Schaerbeek, accroche toi bien pour ce « tutorial » a faire jalouser webmonkey.com.
La première approche est la plus mauvaise et donc aussi celle que je déconseille. Elle consiste à se rendre à la maison communale, a prendre un ticket et a attendre son tour comme un cactus qui a pris racine dans une terre aride tel notre splendide maison communale.
La deuxième approche consiste à se rendre immédiatement après le boulot à la maison communale, à prendre un ticket, a rentrer chez soi pour prendre les documents nécessaire qu’on aura besoin à la commune. Profitez-en pour aller retirer de l’argent si vous en avez besoin. Allez ensuite manger un bon durum-frites (endroits conseillés disponibles par mail) et retourner ensuite à la maison communale ou ça sera votre tour. Cette technique doit encore être perfectionnée, mais je la laisse à un successeur, car elle résultera en 20 minutes d’attente malgré tout. Si vous avez de la chance, vous rencontrerez peut-être quelqu'un que vous connaissez avec qui tuer le temps. Peut-être qu’aller boire une choppe entre temps est la solution afin de consommer utilement ces 20 minutes ?
Si vous avez de la chance, en sortant, la jeunesse schaerbeekoise vous saluera en dessous des arcades de l’entrée principale en vous criant « fils de pute » et « raciste » comme c’était le cas pour moi ou encore « salope » dont a gentiment bénéficié cette jeune et jolie maghrébine.
Chouette petite découverte cette fin d’après-midi qu’est le site « Fullscreen QTVR ». Par moyen du plugin QuickTimeVR, il est possible d’y explorer des photos panoramiques à 360°. L’occasion idéale pour faire remonter le souvenir de l’un endroit où l’on a mis pied ou de l’autre où l’on rêverais d’un jour aller. Un catalogue de QTVR impressionnant, qui comporte entre autres le Grand Canyon, des vues scénique depuis la rivière Yangtzé, le Dôme de Milan, le Parc Güell de Barcelone ou encore le Harbour de Sydney lors du passage à la nouvelle année et beaucoup d'autres.
Franchement, me voila bien déçu. Une superbe capitale comme Bruxelles, capitale de 2 régions dont la Flandre mais également capitale de la Belgique et de l’Europe ne se trouve pas parmi les 15 plus belles « skylines » du monde d’après ce petit ignorant qui n’y connaît rien. Non mais franchement, la Finance Tower, Pension Tower, Ellipse Tower, Dexia Tower, les Belgacum et Galaxy Towers, les WTC, c’est pour les tapettes ou quoi ? (humour, hein, fieu...)
Partir un mois à l’étranger a comme vilain défaut qu’il faut un peu revoir sa garde-robe. Dans mon cas, il me manque pas mal de sous-vêtements. Mes chaussettes troués et boxers à la limite du raisonnable m’ont un peu pousser à, bruxellois que je suis, faire un petit tour au marché du Midi en cette paques (qui cette année, tiens donc, tombe un dimanche...) afin d’arranger au plus cette situation.
Autant ce marché me terrorisait quand j’étais petit, autant dois-je dire qu’aujourd’hui fut un réel plaisir de m’y balader. Les hommes qui crient pour vanter les mérites de leurs fruits et légumes, les jolies maghrébines que l’on y croise, le tram 56 qui fait ding en boucle au travers de la masse qu’il essaye de traverser et une certaine dame que j’appellerais Josette qui dis à son mari « bon allé, on va boire un potje » donnent a ce marché une dimension d’un pittoresque.
La photo qui illustre ce billet est une photo que j’ai prise l’année passée à Donetsk, en Ukraine. C’était un peu la même ambiance, sauf plus extrême.
Soirée annulée. Je suis donc tranquillement chez moi. Bien que je me sois interdis de déjà penser au départ car cela ne ferait que prolonger les journées, je me suis quand même informé sur le vol que j’effectuerais bientôt vers Sydney avec Gulf Air.
La première partie du vol entre Londres et le Bahreïn se fera bizarrement en passant au dessus du Danemark, de la Finlande, les pays Baltes, la Biélorussie, la Russie, le Kazakhstan et l’Iran, pour finalement se poser au Bahreïn. Ensuite viens la deuxième partie, de Bahreïn à Sydney : les Emirats Arabes, l’Arabie Saoudite, l’Oman, l’Indonésie ainsi qu’une escale à Singapour.
C’est une énorme frustration de devoir traverser tous ces superbes pays comme ça en vol sans s’y attarder. Mais l’avion c’est ça aussi. Heureusement, j’ai encore le temps de me préparer à la frustration de ce vol, même si la priorité devrait plutôt aller à d’autres préparatifs.
Enfin, clôturons ce billet avec un petit lien vers la section «Incidents and Accidents» de Gulf Air sur Wikipedia ainsi qu'un lien vers la gallerie photo Gulf Air de AirDisaster.com. Je suis rassuré !
D’habitude on me propose de la drogue un peu plus loin au coin de ma rue, mais aujourd’hui en rentrant chez moi, c’était la surprise : les dealers souffrent visiblement aussi de délocalisation car on est venu m’en proposer au pied de ma porte ! Quel luxe, dites ! Ahhhh, défonce totale ce soir, ça faisait longtemps tiens, un bon petit rail. Et demain matin reprendre le boulot en stoemeling. Lalala. Loupoudoup poudoup. Pompopom. Tililiyouplaboum.
(Note pour le visiteur nouveau : la défonce, c’est de l’humour, hein…)
Dommage, je ne ferais pas les quatre jours de Rock Werchter. D’un coté il ne me faut pas être trop gourmand avec mes jours de congé et de l’autre, aller à un festival la veille du premier jour au MET, c’est un peu irresponsable et ne témoigne pas trop de sérieux.
Enfin, je raterais donc Manu Chao, Muse, Hooverphonic, Depeche Mode, The Streets et d’autres, mais globalement l’affiche n’est pas fameuse en dehors du samedi pour lequel j’ai commandé un ticket : Franz Ferdinand, Placebo, dEUS, Sigur Ros, Goldfrapp, Arctic Monkeys,… Espérons que cette fois-ci, je sors indemne du concert de Placebo, c'est-à-dire sans bleus et/ou montre pétée.
Dire que ça fera déjà 5 ans depuis la dernière fois que j’avais été. Et puis un petit festival, ça faisait un bail que je n’en avais plus fait et ça fait toujours du bien.
C’est quoi cette coiffure que je constate chez la jeunesse masculine de mon quartier ? Une brosse, pointant vers le centre de la tête, 10 litres de gel pour faire tenir le tout ainsi que pour coller les cheveux qui ne sont pas dans la brosse en meches bien grasses contre le front. Dans la nuque, on laisse les cheveux longs. Mais ce n’est pas tout, pour que ce soit le top, il faut en plus s’habiller comme si on était sur un plateau télé et s’asperger de crème autobronzante. Ridicule, je vous dis…
Extrait du ‘Lonely Planet : East Coast Australia’, section ‘Dangers and annoyances’:
“ Box Jellyfish, also known as the sea wasp or ‘stinger’, this is another dangerous creature of Queensland’s coast, north of Rockhampton that is also known as the world’s deadliest creature. There have been numerous fatal encounters between swimmers and these large jellyfish, whose venomous tentacles are up to 3m long. You can be stung during any month, but the worst time is from November to the end of April(!). Stay out of the water during this period, unless you’re wearing protective clothing such as a ‘stinger suit’.
If someone is stung, they are likely to run screaming from the sea and collapse on the beach, with weals on their body, as though they’ve been whipped. Douse the stings with vinegar (you should have some with you if you’re going for a swim in stinger country), and don’t try to remove the tentacles from the victim’s skin. Be prepared to resuscitate the victim, who may stop breathing. ”
(© 2002 Lonely Planet Publications)
Allé hop, tous à l'eau!
Etre programmeur c’est chouette. Etre programmeur, c’est mettre du code sur un serveur et rester poirotter sur sa boite mail pour voir si le tout se compile ou pas. Etre programmeur c’est aussi cette nécessité d’être concentré tout le temps pour ne pas faire de connerie. Etre programmeur, c’est bientôt être à 6 dans un bureau pas plus grand que mon salon. Etre programmeur c’est immédiatement se prendre un râteau des qu’on mentionne sa profession et ce grâce à des stéréotypes stupides. Y’a pas a dire, vivement le MET !
Cette ville me surprendra toujours. Pensant que je la connais si bien, j’ai à nouveau pu réaliser le contraire en traversant au petit matin l’ouest de la ville en bus. Ce coté qui m’est si inconnu. Ce coté historiquement ouvrier et industriel. Ce coté tellement moche qu’il en devient charmant et m’inspire encore plus dans la thématique de la glauquie.
C’est donc Lénine en personne qui financera ensemble avec Electrabel mes prochaines années d’hébergement. Ma photo de sa statue à Kharkov en Ukraine risque de se retrouver en couverture d’un livre qui paraîtra en 5000 exemplaires aux Etats-Unis.
…ou comment se la péter quand on a rien à dire.