Nous avons déjà parlé de tunnels, de signalisation et de stations, mais nous n’avons toujours pas abordé le matériel roulant. Je ne vais pas vous cacher que je ne suis pas du tout un spécialiste en la matière, mais je vais quand-même tenter de vous expliquer quelques trucs ici. On pourrait, à voir l’état de certaines rames, même parler de ‘matériel croulant’.

Il existe dans les trains du métro bruxellois six générations. Les 5 premières, construites entre 1974 et 1999, sont celles que l’on côtoie tous les jours. Elles sont généralement composées de 2 à 3 voitures (18 mètres/voiture) à très forte tendance orange. La sixième génération est celle des rames de type « boa ». Ces 15 rames de 94 mètres, commandés mais à ce stade toujours pas livrés, sont composées de 6 voitures, sans séparation. Elles devraient faire leur entrée dans le quotidien des bruxellois d’ici 2008 voire 2009. La septième génération serait automatique.
Chaque voiture est motrice et est composée de 2 bogies avec un moteur par bogie. L’énergie nécessaire pour faire avancer une rame est prise par moyen d’un troisième rail alimenté en courant continu de 900 volts.
Le jargon pour décrire un train est U2, U3, U4 et U5. Les rames boas, elles, seront des 'U6'. Le U veut dire union. Il existe dans les 5 premières générations que des U2 et des U3. Quand on parle d’U4, ce sont 2 U2 accouplés et quand on parle d’U5, c’est une U2 accouplée avec une U3. Les boas seront 2 U3 de 6ème génération.
Si vous voulez encore plus de détails sur matériel roulant du métro bruxellois, je peux vous conseille l’excellent site
bsubway.net. La semaine prochaine, nous parlerons des normes et principes du pré-métro pour enchainer la semaine d’après sur un des gros chantiers du métro bruxellois. Lequel ? Ha !
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