Quelques jours après mon retour d’Istanbul est venu le moment de dresser une petite liste de choses mémorables que je retiens de mon séjour d'une semaine :
- Pour la première fois de ma vie j’ai chié dans une toilette hygiénique. Pas de planche. Juste un trou dans le sol ou vous ‘faites kaka’. Je n’ai toujours pas compris l’utilité de certains accessoires mais bon, c’est surement moi.
- Le toit de l’auberge de jeunesse où nous la première nuit est un bon toit pour baiser. Un toit où vous pouvez au sens propre comme au sens littéraire faire voir plus d’un continent à votre moitié. Pas que je vous parle d’expérience. Mais plutôt d’une autre couple qui semble-t-il n’a pas compris que l’acoustique de la cage d’escalier est idéal pour faire parvenir le bruit vers toutes les chambres. Heureusement qu’il y avait 2 autres gars bourré dans la chambre qui ronflait tellement que ca cachais le bruit. Heureusement qu’à Istanbul les minarets vous réveillent à 5h30 du matin. Encore un peu et je croyais que j’allais vraiment pouvoir dormir.
- La nourriture n’est vraiment pas chère et souvent bonne. Suffit d’aller dans la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue qui donne sur la rue d’une attraction touristique. Je ne dénombre que 2 vilaines arnaques sur à peu près 14 repas. C’est un bon quota. Surtout ne jamais vous y dire ‘je vais vite me manger un petit truc’, car vous allez garanti tomber sur un type tellement honoré de vous voir qu’il vous offrira des quantités généreuses.
- Les turcs d’Istanbul ont bien compris ce que veut dire sous-traiter. Imaginez après votre repas, que vous voudriez bien prendre le thé. C’est la qu’arrive un gars du bazar à coté avec vos thés. Idem avec les toilettes. Un périple dans le bazar car l’endroit où vous vous situez n’en a pas.
- S’il y a bien un truc dans les bazars, c’est qu’il faut toujours tenter d’avoir la moitié du prix qu’on vous propose. Pire encore, soyez bien agressif, dites que vous avez vu le truc à un prix impossible dans un autre bazar. Le vendeur crachera ensuite le prix auquel il l’aura acheté chez le grossiste et vous pourrez ensuite le plumer. Exemple : des lampes, 25 lira pièce. Finalement, on en a eu 3 pour 45 !
- Les trucs des vendeurs : ‘you dropped something’, ‘lady lady lady’, ‘your arms are almost the same color’ ou encore ‘where are you from, I have friends there’.
- A Istanbul, il existe un proverbe : ‘In Istanbul there are three things you can not trust: weather, traffic and Turkish women’. En tout cas, ils sont très courtois avec les femmes. Y’en a dans le quartier ici qui peuvent prendre exemple.
- Certaines personnes à Istanbul n’ont toujours pas compris qu’il existe des autres polices qu’Arial.
- Boire un thé face à la mosquée bleue le soir en regardant les centaines de mouettes autour des minarets alors que la dernière prière du jour sort des minarets est d’un bonheur incroyable.
- La STIB peut prendre exemple sur le tram d’Istanbul. Prendre le tram à Bruxelles par la suite, c’est comme un retour en arrière de 50 ans.
- La quantité de chats est incroyable. Un peu de tout. Des blancs. Des noirs. De gris. De roux. Des tigrés. Des tachés. Des sans œil gauche. Des jeunes. Des vieux. De petits. Des grands. Des gros. Des maigres. Les chiens de rues, eux, sont petit à petit en train de disparaitre des rues via une stérilisation/castration.
- Vouloir aller prendre le bateau dans le quartier Taksim pour aller vers les iles est une très mauvaise idée un premier mai. Tout le quartier est bouclé et les cocktails molotovs et pierres volent dans tous les sens. Emeutes ! Panique ! Terreur !
Enfin voila. C’était vraiment chouette comme séjour. En une semaine on n’aura pas vu tout ce qu’on voulait voir. Istanbul est la plus belle ville que j’ai vu de ma vie.