Mesdames, messieurs, l’heure est grave. Snack Dag n’est plus. Enfin, Snack Dag n’est plus ce qu’il était. Depuis la fin des vacances d’été, j’ai été 3 fois. Le truc avait l’air d’être ‘under new management’. Même que maintenant ils ont l’air de tous jouer dans une équipe de foot avec leurs t-shirts, rouge bien entendu, avec l’inscription « Snack Dag ».
La première fois, c’était dégoutant, la viande était trop cuite, les frites pas assez et le durum roulé comme moi je sais conduire. La deuxième fois, on a laissé trainer ma mitraillette pendant un quart d’heure avant de mettre des frites par-dessus le poulet. Du poulet froid, avec frites chaudes, miam. Vient ensuite le summum de tout, le truc qui a fait déborder le vase : hier (ou aujourd'hui?). N’ayant plus mangé depuis avant une certaine soirée mémorable, il fallait qu’à 2h du matin je me mets quand-même quelque chose dans l’estomac. Hop. Je descends l’Avenue Rogier. Je commande. Je déballe ensuite le truc chez moi qui immédiatement fait un allé simple vers la poubelle : la sauce était sure et avait un gout de vomis.
C’est un peu dommage, car avant, Snack Dag était un point de référence. Lorsque le chauffeur de taxi ne connaissait pas ma rue, ‘tout près de Snack Dag’, ca le faisait. J’ai même, sans blague, j’vous jure, rencontré des gens dans le désert d’Atacama au Chili qui connaissait ce snack (dans le genre WTF, celui-ci en est un, même si c’était des belges croisés par hasard, là-bas !). Snack Dag, c’était un monument, une institution. S’il y avait un Michelin des durums, Snack Dag aurait sans aucun doute mérité 3 étoiles, au moins. Snack Dag, c’était Fritland mais bon.
Bon, ce n’est pas ça mais, je dois m’en aller prospecter Avenue Rogier, le Champs Elysées du durum. Adresses bienvenues.