Je me réveille assez tard. Il doit être près de midi. Mais visiblement il n'est pas trop tard pour prendre le petit déjeuner. J'en profite pour le manger en terrasse, en regardant l'océan et son incessant ballet de pirogues de pêcheurs, mouettes et pélicans. Le petit déjeuner me goute vraiment.
De retour dans la chambre, j'en profite pour allumer deux minutes mon ordinateur. Il n'a plus de batterie. Je le met en charge. Pendant qu'il est en charge, je l'utilise. Très vite je réalise que quelque chose ne va pas. Des que je touche les parties métalliques de mon macbook, je recoit une décharge. Merde. Le mac n'a pas supporté le choc de la petite chute qui l'a légèrement défiguré à San Francisco. Je le laisse en charge quelques instants. Ensuite, je retire le chargeur, histoire de juste l'utiliser 5 minutes sans me prendre une nouvelle décharge. C'est en prenant retirant le chargeur que je recois une nouvelle décharge. C'est donc le chargeur qui déconne. J'ai le même problème avec le chargeur de mon téléphone. A nouveau une bonne clette d'électricité dans mes pattes. Le problème n'est donc pas mon matériel, mais le fait que ces prises n'ont pas de prise terre fonctionnant correctement. Amai mes pattes. Je préviens la propriétaire et teste d'autres prises dans la maison, ce n'est visiblement que dans ma chambre que le problème a lieu. Mais awwww quoi!
Cette fois, je revisite l'ile de Fadiouth, mais avec un, ou plutôt une guide. Elle est originaire de l'ile et y habite encore toujours. Elle m'explique tout sur l'ile. Le pourquoi du nouveau pont piétonnier, que l'ile est connue comme l'ile aux coquillages car ils gagnent du territoire sur la mer en y déversant des coquillages. Et comme dis précédemment, les habitants de l'ile était à l'origine tous païens. Ensuite sont arrivé les religions comme la religion musulmane suivie de la religion chrétienne via des missionnaires portugais au 18ème siècle. Ces racines communes sont aussi l'origine de l'harmonie entre religions, tant sur Fadiouth qu'ailleurs dans le pays. Les chrétiens ont aidés à la construction de la Grande Mosquée de Fadiouth, et les musulmans ont aidés à la reconstruction de l'Eglise de Fadiouth lorsque celle-ci a été détruite par une tempête en 1999.








En suivant un autre pont piétonnier, on arrive à un autre lieu d'harmonie religieuse: le cimetière mixte chrétien-musulman de Fadiouth, avec ses tombes recouvertes de coquillages et ses baobabs éléphant.










Je retourne ensuite au campement. Il y a personne. Il n'y a plus d'eau ni d'électricité. Le calme total. J'en profite pour faire une sieste, accompagné par la maitresse de la maison.

Au soir, je vais manger chez ce libanais, le Dianamreck. Le plat est un régal avec ses kefta et sa purée de pois-chiche, même si on est encore loin de l'excellente cuisine de chez Orientalia.