Direction taxi brousse au croisement des routes au village. Le trajet se fait à travers des longues pleines sèche, en absence de végétation. On s'arrête non loin des campements de Palmarin.

Nous nous installons à hauteur d'un campement à l'abandon. Il y a dans l'eau également une épave d'un bateau japonais qui s'y serait échoué dans les années 60. Cet endroit a quelque chose d'un Dharma Initiative à la sénégalaise. J'aime. Il fait très calme par ici.


Modou lance le feu, nous allons griller deux poissons. Une fois prèt, c'est délicieux. Je ne suis pas un fan de poisson, mais là, c'est trop dur d'y résister. Ensuite, nous buvons du thé. Modou me demande comment je le veux: "doux comme la vie, fort comme la mer, ou sucré comme l'amour?". Je choisis l'option 3.


Plus tard, pn se beigne dans l'océan. Les vagues sont assez fortes mais l'eau est très agréable. Il y a des vagues allant jusqu'à 1,5 mètres d'hauteur. Mabou porte des péruques et me le cache, mais la puissance des vagues me révèlent son secret. Elle est genée et cherche "ses cheveux". Modou les a récupéré mais lui cache. Puis les mets sur sa tête et s'en va la saisir.
La journée passe. On n'a pas foutu grand chose. Juste une journée tranquille le long de l'eau. Mabou et François, un artisan local, s'éloignent et vont se laver au puit une petite centaine de mètres plus loin. Je me rince ensuite aussi avec l'eau de ce puit. J'en profite pour prendre quelques photos du campement à l'abandon.


Une calèche vient ensuite nous chercher. Je monte. Ca bouge encore plus qu'un taxi brousse. Je dois me tenir assez bien afin de ne pas me casser la gueule. Le cheval n'arrête pas de peter non plus, ce qui nous cause quelques fou-rires.


A cheval, nous allons de plus en plus loin dans la brousse, nous passons par pas mal de puits de sel, le nouvel or local. La brousse est plus verte par ici. Par chance, je vois un chacal dans des mangroves. J'en ai pris une photo. Savez-vous le trouver?

On se pose ensuite à un endroit le long du Saloum où l'on peut observer des hyènes. Le soleil se couche et elles sortent des mangroves pour aller chasser. On en observe 7 au total. Je suis assez impressionné de voir ces chasseurs de si près de manière sauvage. Nous quittons ensuite l'endroit et nous rapprochons de 3 hyènes. J'en profite pour rapidement prendre une photo.

De retour à Palmarin, une voiture nous attend. Sur la route, on croise une autre voiture qui semble être en panne. On s'arrête afin de l'aider. Un nouvel exemple de solidarité à l'africaine. La voiture n'arrive pas à démarrer et doit aller à Samba Dia. Nous l'attachons de manière fort artisanale à notre voiture avec une corde qui romp plusieurs fois sur le trajet. Une fois à proximité de Samba Dia, son moteur se remet miraculeusement en route. Il claxonne quelques fois pour remercier et continue ensuite son trajet.



Arrivé à Samba Dia, l'électricité est a nouveau en panne. On a tout le mal au monde pour trouver un endroit où manger. Nous nous retrouvons finalement chez les chrétiens du jour avant, où la cuisinière prépare le repas avec une minuscule lampe de poche. C'est également mon cas ensuite, car je devrai décortiquer mon poulet avec la faible lumière qu'est une petite bougie. Les chrétiens chez qui je suis se saluent en disant asalaama aleikum, je suis assez étonné, mais c'est fort courant par ici avec les différentes religions qui se tolèrent.
Sur le chemin du retour, j'explique à Modou la Croix du Sud et comment celle-ci fut utilisée par les navigateurs des siècles passées en absence d'Etoile du Nord dans l'hémisphère sud. Je suis toujours ému quand je vois cette constellation, car je sais que je suis loin de chez moi.