Après avoir pris le petit déjeuner avec Modou, nous allons visiter les jardins écologiques de Samba Dia. Ce sont des jardins "responsables" et "bio". C'est également un projet de réinsertion pour jeunes qui n'ont plus ou pas accès à l'enseignement. Ainsi, ils apprennent à cultiver fruits et légumes et d'ensuite en vivre.

Il fait trop chaud. Il n'y a quasi pas de vent. Lorsque nous sommes de retour aux cases je m'isole et prépare mes affaires. Ensuite, je discute encore un peu avec Modou, Mabou et le cousin de Modou en mangeant une noix de coco. Je partirai d'ici vers 15 heures afin de remonter sur Dakar en passant par Joal et M'bour.


Je prend un taxi brousse vers Joal-Fadiouth. Tout se passe bien. Je suis assis devant dans la même camionnette qui m'avait emmené ici. J'observe une dernière fois cette brousse défiler devant mes yeux.

Arrivé à Joal, je prend un clando vers l'autre gare routière. Un rapide attend d'être plein pour démarrer. Il m'appelle et me demande où je vais, je dis Dakar. Je suis moyennement tenté mais je me lance. Après tout, je suis ici et il faut au moins que je tente de voyager comme ca.
Le trajet est une réelle aventure. Le bus est encore plus bondé que l'on puisse imaginer. Chaque petit espace est occupé d'une manière ou d'une autre. Je me retrouve coincé entre deux mama sénégalaises. A M'bor, la majorité descend, je respire enfin un peu.
Sur le reste du trajet, il y a trop peu de monde dans le rapide. Il se range sur le coté de la route en attendant d'autres rapides également pas plein au maximum afin de "fusionner" les deux trajets. Un autre rapide s'arrête. Nous devons changer de bus. Nos bagages sur le toit sont mises sur le toit de l'autre rapide. Tout cela n'a pas l'air de trop plaire à une mama qui fait scandale. Elle a peur pour ses bagages. Elle monte sur le toit. Elle perd la moitié de ses vêtements et par malheur je vois sa poitrine. Bref. Je veille quand-même aussi à ce que mes bagages soient changées de bus.

Le bus qu'ils appellent "rapide" s'arrête partout. A chaque village des gens viennent vendre des trucs aux fenêtres. Des mangues, de oeufs,... Une femme demande au chauffeur d'attendre le démarrage, car elle négocie l'achat de feuilles de laurier.
Des gens montent, descendent du rapide. Je suis des fois vraiment étonné de voir ce qu'ils transportent: des sceaux avec je ne sais quoi dedans, de la paille, des filets de pèche et même des chèvres!
Au bout d'heures de route, nous nous approchons enfin de Bargny, une ville banlieue de Dakar. C'est ici que les légendaires bouchons d'entrées sur Dakar commencent. Nous passons facilement 2 à 3h dans les bouchons. Il y a des travaux à certains endroits mais également beaucoup de ces trucs qui sont une magnifique invention française exportée partout que sont les rotondes! Je constate par la même occasion qu'à Dakar, il n'y a pas de feux de circulation. Ce qui au final ne m'étonne pas, compte tenu des coupures de courant fréquentes.
En utilisant le GPS de mon téléphone je vois où nous sommes. Je décide de descendre et de continuer à pied, ce sera plus rapide. Une fois que je dépasse la zone de bouchons, je monte à bord d'un clando, qui m'emmènera de retour chez Vincent, où je récupère mes affaires, mange, boit une flag et raconte mon voyage avant de me rediriger vers mon appartement afin de m'y reposer.