

Pas facile non plus de trouver un truc qui commence par X. Et pourtant, si si, j’ai trouvé un truc. Sachez qu’au Chili, chaque département à un numéro, en chiffre romain. Pour la lettre X, je vous sors le département XII, qui est celui de ‘Magellanes et Antarctique Chilienne’. Bon, je n’ai pas été mettre pied en Antarctique, mais Magellanes, il y a de ces putains de fjords !
Un des trucs à voir dans le coin de San Pedro de Atacama au Chili est la Valle de la Luna. Situé à une vingtaine de kilomètre de cette ville, je m’y étais rendu à vélo, à travers le désert, équipé de 6 litres d’eau et de mon matériel photo. Ca en valait la peine, même si en montée ca m’a épuisé.
La vallée de la lune doit son nom à son paysage lunaire. C’est ici que des centaines de touristes viennent en bus voir le coucher du soleil, pour quitter les lieux au moment où la lumière est la plus spectaculaire, lorsque le sommet du volcan Licancabur est tout rouge.
A un peu moins de 10 kilomètres de San Pedro de Atacama se situe la Valle de la Muerte. Un petit chemin, également fait à vélo, entre des rochers qui craquent tellement il y fait chaud et sec. Ici, ca valait la peine de regarder ce coucher du soleil, car pas de touristes.
Le retour à vélo était du bonheur : ca descendait et le vent soufflait dans le dos, j’aurais en total peut-être pédalé 1 kilomètre. Je n’avais pas de lumière sur mon vélo, mais est-ce vraiment nécessaire quand c’est la pleine lune et que les nuages se font extrêmement rares par ici ?
Situé à au sud du Chili à un peu plus de 100 kilomètres de Puerto Natales, où je me suis pris la diarhée de ma vie, est le parc national Torres del Paine.
Ce parc est un mélange de rivières, lacs, chutes d'eau et last but not least, les Torres (tours) même, aux sommets dramatiques qui seraient dus à l'érosion de glaciers dans un lointain passé.
Santiago se situe à environ la moitié du pays, entouré par d’énormes montagnes de la Cordillère des Andes. La taille de la ville ainsi que sa situation au niveau géographique ont malheureusement comme conséquence que la ville se range parmi les villes les plus smoggées au monde.
Je me souviens en tout cas de mon atterrissage à Santiago. Je me demandais bien quel était soudainement cet énorme nuage brun-gris. Et puis, je voyais la ville et avais tout compris.
Le lama est un camélidé (un chameau-like) et était avant le débarquement des espagnols en Amérique Latine le seul animal domestique qu’on y trouvait.
Le terme lama est souvent fautivement utilisé pour désigner les vigognes (« vicuña »
et les guanacos. La différence entre ces animaux est, comme évoqué plus haut, que le lama est domestique et que les guanacos et vigognes sont sauvages et ressemblent moins à des moutons. Les guanacos vivent jusqu’à une hauteur de 3000 mètres. Les vigognes, entre 4000 et 5500 mètres. Les vigognes sont menacées, mais l’espèce se porte plutôt bien. Dans les années 70 il n’y en avait plus que 6000, aujourd’hui on en compte plus de 125000 !
La première photo est un lama et a été prise dans un village chilien dans le désert d’Atacama. La deuxième sont des guanacos dans le parc national Torres del Paine et la dernière est une vigogne spottée dans l’Altiplano.
Un geyser est un type de source d’eau chaude particulier, qui jaillit par intermittence en projetant de l’eau à haute température et de la vapeur. Son origine est volcanique. Dans l’Altiplano chilien se situe le troisième plus grand site de geysers au monde, celui d’El Tatio. Vu l’hauteur, 4200 mètres, l’eau y bouillit à 85° C.
Pour profiter au maximum des geysers, il faut se lever tôt (4h du matin) et emporter des vêtements chauds (-7°C à l’arrivée), car ce n’est que lorsque le soleil ne s’est pas encore entièrement levé que l’on peut admirer au mieux les vapeurs. Il y a deux heures de ‘route’ depuis San Pedro de Atacama, dans la pure obscurité du désert d’Atacama, sauf si vous voulez camper dans températures extrêmes.
Il y a même moyen de se baigner dans un énorme bain alimenté par l’eau chaude des geysers ! Du pur bonheur, sauf qu’on pue les œufs pourris après. Se baigner dans un geyser par contre n’est pas une bonne idée, ca fait de la « tourist soup ».
Malheureusement, les geysers sont menacés. Le gouvernement chilien a des projets d’y construire une centrale hydro thermique. Si vous êtes donc dans le coin, n’hésitez pas à y aller, car ca sera peut-être la dernière occasion.
L'Altiplano est, après le Tibet, la deuxième région habitée la plus haute au monde. Elle se situe dans la zone la plus large de la Cordillère des Andes, situé entre 14° et 27° de latitude sud, et se trouve sur 4 pays: principalement la Bolivie, mais également le Chili, l'Argentine et le Pérou. L'hauteur de ce plateau est en moyenne 3300 mètres au dessus du niveau de la mer.
L'Altiplano est, comme toute la Cordillère des Andes, une zone tectonique assez active. On n'y vois pas mal de geysers et volcans. Cette activité peut être vue au petit matin, lorsqu'il fait froid et que les vapeurs sont encore visibles à l'oeil nu. Les photos qui illustrent ce billet ont été tirée à une hauteur de 4800 mètres. En dehors d'un avion, je n'ai jamais de ma vie été à une telle hauteur. Marcher 100 mètres, c'est comme si l'on marche 10km. Les gens qui vivent à cet endroit doivent avoir une condition physique de malade, plus bas!
C'est donc avec l'Altiplano que commence cette deuxième saison du décompte alphabet. Décompte vers de nouvelles aventures. Dans cette saison, je me focaliserais surtout sur mes précédents voyages, en Amérique du Sud et à Istanbul, mais alphabet capricieux oblige, je devrais dévier de temps à autres.